
Pour le community manager, la notoriĂ©tĂ© est devenue l’un des objectifs majeurs Ă travailler sur les rĂ©seaux sociaux populaires, au sein des entreprises. Elle ne s’acquiert cependant pas directement, avant de travailler sur le trafic, la visibilitĂ© et l’image, sauf dans le cas oĂą les marques possèdent dĂ©jĂ une notoriĂ©tĂ©.
Le community management ayant un recul d’un peu plus de 10 ans, de nombreuses entreprises ont rĂ©ellement saisi l’intĂ©rĂŞt d’intĂ©grer ce profil Ă leur effectif. C’est ainsi qu’on peut souligner le travail de certaines d’entre elles sur la notoriĂ©tĂ©. Un travail Ă donc prĂ©cĂ©demment Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©, afin d’atteindre des objectifs de visibilitĂ© et d’image.
La notoriété reste un objectif final à atteindre pour de nombreuses entreprises.
Nous verrons nĂ©anmoins que cela peut aussi ĂŞtre le cas pour des entreprises ayant retardĂ© pendant de nombreuses annĂ©es, leur venue sur les rĂ©seaux sociaux. Le secteur du luxe en fait partie, car les entreprises de ce secteur ont dĂ©jĂ acquis pour nombre d’entre elles, une bonne notoriĂ©tĂ©. Elles cherchent simplement Ă l’étendre sur les rĂ©seaux sociaux.
Voyons comment le métier de community manager a évolué au fil des années. Distinguons ainsi les différents objectifs sur lesquels le CM travaille.
L’Ă©volution du community management au sein des entreprises
Les entreprises ont beaucoup évolué sur la nécessité d’avoir un community manager au sein de leur effectif. Cela a ainsi permis d’établir une présence sur les réseaux sociaux et une image qui s’est développée et installée au fil des années.

Il n’en était pas ainsi au commencement, où le métier de CM était totalement méconnu et où les entreprises ne pouvaient comprendre réellement son rôle. Il y a eu alors un gros travail d’évangélisation de la part de certains community managers et notamment via de nombreux médias traitant du sujet.
J’ai fait (je pense) partie de ces personnes qui ont contribué à leur niveau, à mieux faire connaître le métier. Le but étant de s’adresser aux nombreuses entreprises de tout secteur et de toute taille confondus, afin qu’elles puissent mieux comprendre ce métier.
L’idée était également et l’est encore aujourd’hui (à moindre échelle), de pouvoir s’identifier à différents cas de figure. Qu’il s’agisse d’entreprises en BTP, de restaurants, de salons de coiffure, de banques, d’institutions publiques ou encore de domaines plus spécifiques.
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- Toutes les entreprises doivent-elles être présente sur les réseaux sociaux ?
- Quels intérêts en retire-t-on ?
- Doit-on absolument avoir un community manager quand on est présent sur Internet ?
- Peut-on attribuer ce rĂ´le Ă une personne en interne (communication / marketing) ?
De nombreuses questions auxquelles il fallait répondre, pour mieux définir le réel intérêt du profil aux entreprises.
De lĂ a ensuite dĂ©coulĂ© le fameux R.O.I. Ă rechercher en community management. Un sujet qui a relancĂ© le dĂ©bat sur le rĂ´le du CM et sa capacitĂ© Ă ĂŞtre intĂ©grĂ© directement ou indirectement Ă la performance de l’entreprise. Ce qui impliquait de le rattacher Ă l’Ă©volution de son chiffre d’affaires bien entendu.
Un professionnel devait donc pouvoir comprendre l’intérêt de faire appel à un community manager et à en cerner tous les contours. Ce travail d’évangélisation se poursuit encore et on peut voir aujourd’hui les nombreux changements.
Quelques chiffres sur le community manager en 2020
Plus de 10 ans plus tard, c’est au travers d’études et notamment l’étude annuelle des CM gérée par le BDM, que de nombreuses évolutions sont constatées.
- 56 % des community managers ont à présent plus de 5 ans d’expérience professionnelle.
- 72 % de femmes se positionnant sur le métier. Un taux qui est en nette progression depuis le début.
- Les salaires évoluent (un peu) : 28,8 K€ en moyenne
- 28 ans : C’est l’âge moyen du community manager, ce qui n’exclu en rien la sĂ©nioritĂ© dans le mĂ©tier.
- 59 % des community managers sont en CDI. Là aussi un taux qui a nettement évolué depuis les débuts du métier.
- 15 % des community managers sont des freelances. On en comptait de nombreux au départ car les entreprises méconnaissaient réellement ce métier.
Par manque de connaissance des entreprises, de nombreux CM de la première heure finissaient par se lancer en indépendant. On peut dire qu’en parallèle ils ont eux mêmes contribué à faire connaître le métier.
Enfin les CM stagiaires qui ont été pointés du doigt pendant de nombreuses années, reviennent à un chiffre plus équilibré. On avait tendance à ne voir que des stagiaires et non des CM en post au départ. Les embauches n’étaient pas aussi importantes qu’en ces jours.
Le community management aujourd’hui !
Le community manager a longtemps essuyé les plâtres d’un manque de maturité web de la part des entreprises et d’une intégration parfois difficile.
Le community manager est-il devenu aujourd’hui un rôle mieux reconnu et surtout mieux valorisé en entreprise ?
Si on le juge par les CDI qui progressent et les salaires qui évoluent, on peut dire oui sans rougir. Le community management s’est fait sa place au sein d’un univers qui tend tout de même vers le tout digital. Les entreprises comprennent mieux son rôle et son réel intérêt pour développer une présence en ligne.
De ce fait elles peuvent travailler sur des objectifs d’image et de notoriĂ©tĂ© après avoir gagnĂ© en visibilitĂ©. Les objectifs en community management tournent ainsi autour de la visibilitĂ© et du trafic ainsi que l’image et la notoriĂ©tĂ©.

Reste qu’en ces jours, certaines sociétés voudraient des community managers à la performance et donc directement impliqué dans la rentabilité et le développement du chiffre d’affaires. Un travail qui est aujourd’hui réalisé indirectement, mais pas directement comme s’il s’agissait de vendre à sa communauté. Ce n’est pas le rôle du community manager et de nombreux paramètres sur lesquels il n’a pas la main, interfèrent.
On peut donc dire que le community manager se positionne comme un rĂ´le dominant pour toute entreprise souhaitant accroitre sa visibilitĂ© sur les rĂ©seaux sociaux. A ce titre, n’oublions pas certains axes indispensables, comme le rĂ©fĂ©rencement naturel et la rĂ©daction web, en vue de travailler sa prĂ©sence en ligne via les moteurs de recherche.
Les enjeux d’une présence en ligne pour les entreprises
Est-il nĂ©cessaire de rappeler que toute entreprise qui veut assurer sa pĂ©rennitĂ© en ces jours, n’a d’autre choix que  d’être prĂ©sente en ligne. MĂŞme si certaines activitĂ©s peuvent encore se passĂ©es d’Internet, elles sont majoritairement dans « l’obligation » d’y ĂŞtre prĂ©sente.

Les enjeux sont ainsi liĂ©s au simple fait d’être visible sur la toile. Le community management ne sera cependant pas l’unique rĂ´le nĂ©cessaire pour assurer sa visibilitĂ©. D’autres rĂ´les comme le rĂ©dacteur web, le rĂ©fĂ©renceur ou encore le content manager, devront travailler sur le contenu et son optimisation pour les moteurs de recherche. Le rĂ©fĂ©rencement naturel permettra Ă toute entreprise de se rendre visite sur Internet si son contenu est bien optimisĂ©.
C’est en l’occurrence un travail qui prend du temps, donc Ă mettre en place rapidement et en parallèle du community management. A ce stade les entreprises devront suivre en produisant du contenu optimisĂ© pour les moteurs de recherche. La visibilitĂ© s’acquiert en travaillant sur un rĂ©fĂ©rencement de ses contenus
En conclusion
Nous pouvons constater une réelle progression du community management au sein des entreprises depuis ces dernières années. Un rôle qui est resté longtemps méconnu par manque de maturité web de la part des sociétés. Les premiers CM ayant pour beaucoup, opté pour l’indépendance afin de diversifier leurs activités et mieux choisir leurs clients.
La transformation digitale a fortement impacté de nombreuses structures au passage. Les enjeux n’ont pas été saisis pour tout le monde bien que les modes de consommation changeaient radicalement en parallèle. L’explosion du e-commerce et sa croissance constante montrait bien ces changements en partie. Il devenait donc nécessaire d’établir sa présence en ligne pour évoluer, et de remettre ainsi ce travail entre les mains de community managers expérimentés.
Si le community management ne fait certes pas tout, il dénote tout de même d’une volonté à avancer pour les entreprises. Le digital s’imposant peu à peu dans le paysage professionnel. Des rôles rattachés au contenu comme la rédaction web et par extension le référencement naturel, deviendront eux aussi rapidement indispensable.



